Les Iles ont constitué très tôt une étape sur la conte des navigateurs phéniciens, carthaginois et grecs. Puis à l'époque d'Auguste, le roi de Mauritanie (juball) favorisa l'installation de ses marins sur l'île et le développement de l'industrie des salaisons et surtout de la pourpre. C'est cette activité (la production de teinture à partir d'un coquillage : le murex) qui explique la renommé des îles dites (purpurifères) jusqu'à la fin de l'empire romain.
Au moyen âge, les avantages de la baie n'échappent pas aux marins qui y trouvent un abri : c'est la baie d'Amogdoul, un nom étrange qui venait selon, (André joudin, du phénicien Migdol qui signifie soit un retour, soit un lieu fortifié (comme sour).Migdol à d'abord donné Mogoul, ou Amogdoll, terme par lequel Al BKRI designe au XIéme siècle la rade appelée en suite Mogador. En français Mogador.
en 1764, le sultan sidi Mohamed Ben Abella décide d'installer sur la baie de Mogador un port royal, il a confié à un français captif, originaire d'Avignon, Théodore cornut le soin de dessiner les plans et de mener à bien la construction comme Venise et Saint-Pétersbourg, avec son plan en croix. Cornu appartient à la tradition de vau bau ce qui explique L'originalité du port et de La Kasbah avec le tracé généralement rectiligne de ses principales rues et la structure des remparts des deux skalas (plate formed'artillerie) celle du port et celle de la kasba, la médina d'Essaouira, construite plus tard, présentera les même caractères d'urbanisme moderne et (géométrique).
Toutefois, la décision du sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah, reste unique dans son genre, il désirait qu'elle soit à la fois une base pour sa flotte de corsaires, un centre économique ou il attirerait les commerçants européens divers privilèges, ou s'installent des consulats, une cité élitiste et raffinée qu'il peuple en faisant appel à des tribus de touts les régions à des familles juives, qui seront nombreuses à venir. Cette décision a vite fait de propulse Essaouira comme premier port du Maroc pendant un siècle de 1764 à 1864 sur les 29000 bateaux qui fréquentaient les ports marocains, 12000 se dirigeaient vers Essaouira, soit 40% des échanges maritimes en plus, elle était en relation avec 24 ports dans le monde alors que Tanger n'en était qu'avec 12. En plus d'immenses caravanes venant de tambourin apportant les richesses de l'Afrique noir.